3 conseils pour réussir le rachat de votre prêt immobilier

Les taux attractifs du moment attirent de nombreux emprunteurs qui cherchent à renégocier ou faire racheter leur prêt immobilier. Dans de nombreux cas, cette opération peut se révéler très intéressante puisqu’elle permet bien souvent de réduire ses mensualités. Toutefois ce n’est pas toujours le cas !

1. Faites un point sur la durée restante de votre prêt

Avant de foncer tête baissée, nous vous recommandons de faire un premier point sur votre situation. En effet, le rachat de votre prêt ne sera intéressant que s’il respecte une condition majeure relative à la durée de remboursement restante de votre emprunt est supérieure à la durée écoulée. Celle-ci ne doit pas être inférieure à 7 ans, soit 84 mensualités restantes dues.

2. Analyser le montant restant dû

Par ailleurs, il faut que le montant global des mensualités que vous devez encore rembourser soit assez important. Il doit être d’au moins 50 000 euros. Très peu de banques accepteront un dossier avec un montant restant dû inférieur à cette somme. Sachez également que la démarche ne vous sera pas profitable si le différentiel entre le taux actuel de votre crédit et celui qui vous est proposé est inférieur à 1 point.

3. Évaluez les pénalités de remboursement anticipé

Pour être certain de bénéficier de la meilleure offre de rachat possible, nous vous conseillons de consulter un courtier spécialisé. Cela signifie que le crédit souscrit par votre banque sera racheté par un autre établissement prêteur. En d’autres termes : vous quittez votre banque. Et cela à un coût. En effet, dans le cas d’un rachat de prêt par un autre établissement, vous devez vous acquitter de frais liés au remboursement anticipé de votre prêt. Ces indemnités sont facilement calculables. Selon une règle fixée par le Code de la consommation, les indemnités que vous aurez à verser lors d’un remboursement anticipé ne peuvent pas être supérieur à 3% du capital restant dû avant le remboursement anticipé. Il ne peut pas non plus dépasser la somme totale des intérêts des six prochains mois.

Prenons un exemple concret. Vous avez emprunté 220 000€ en 2015 à 3% sur 20 ans et vous souhaitez renégocier votre prêt 5 ans plus tard, soit en 2020. Le capital restant dû s'élève alors à 166 834 €. Dans ce cas, la somme des indemnités que vous devrez payer à votre banque sera de 5 427€, la plus petite somme de ces deux résultats :

  • D’une part, vos indemnités ne peuvent pas être supérieur à 3% du capital restant dû, c’est-à-dire 5 005 € (3% de 166 834 €).
  • D’une autre, le montant de vos indemnités ne peuvent pas dépasser la somme des intérêts que vous devrez verser lors des six prochains mois. Soit, 2 502 € (166 834 x 6 x 3% / 12).

En ajoutant cette somme à la rémunération prise par la banque pour le traitement de votre dossier, le montant total des frais de votre renégociation pourra représenter jusqu’à 4,5% de votre crédit recalculé. Ils ne sont donc pas à négliger.

Avant toute démarche, nous vous conseillons de consulter votre banque dans un premier temps puis de comparer sa proposition de renégociation - si elle accepte votre demande - avec les offres dénichées par un courtier. Par ailleurs, en confiant votre projet à un courtier, vous avez la certitude qu’il réalisera, au préalable, une étude de votre situation dans le but de connaître l’intérêt réel de la renégociation.

Pourquoi passer par un courtier ?

Malgré nos conseils et à moins d’avoir une bonne connaissance du monde de la banque et du crédit, la renégociation d’un prêt immobilier est une opération délicate. Il est alors avantageux de la confier à un courtier. Si vous disposez de bons revenus, il est même possible que l’on vous accorde une trésorerie supplémentaire. Cela s’avère être une solution efficace pour financer un nouveau projet ou pour vous constituer une épargne de confort.

Dans le cas où vous possédez plusieurs crédits (immobilier et/ou consommation), ils peuvent être regroupés en totalité au sein d’un seul et unique crédit. L’établissement financier qui aura accepté votre demande de regroupement deviendra alors votre unique créancier. L’avantage majeure est que le prêt contracté est, bien souvent, souscrit à un taux d’intérêt inférieur à l’ancien taux. Grâce à cette opération, le montant des mensualités est réduit ce qui signifie un gain de trésorerie immédiat.

Cumuler plusieurs prêts à la consommation et un (voire deux) prêt(s) immobilier(s) peut, pour certains ménages, déboucher sur une situation difficilement supportable financièrement. Les remboursements mensuels de vos prêts sont des charges significatives qui participent à l’augmentation du taux d’endettement. Dans ce contexte, le rachat de crédit peut être un bon moyen de retrouver un peu d’oxygène pour faire face plus sereinement aux dépenses du quotidien. Dans l’idéal, la somme de vos mensualités ne devraient jamais dépasser 33% de vos revenus, à moins d’engloutir, chaque mois, une bonne partie de votre budget.

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